CLICK HERE FOR THOUSANDS OF FREE BLOGGER TEMPLATES »

15 février 2008

Quand l'orgueil va, tout va!

Une fillette de six ans pleure à fendre l’âme sur la patinoire.

Aucun parent à l’horizon.

L’entraîneur la ramène au banc, toujours pas de parent. À qui est la petite estropiée?

Puis, du fond de l’aréna, une mère sort de sa torpeur matinale et s’écrie : «C’est ma fille»!

La petite sanglote de plus belle.

«C’est la mère, la mère arrive», murmure-t-on au passage de celle qui n’a même pas cru bon de délaisser son café.

Entraîneurs et parents tentent, en vain, de consoler l’enfant en peine. Rien n’y fait. «C’est ma fesse. J’ai mal à ma fesse», se lamente toujours la petite patineuse.

Tandis que la mère prend l’enfant dans ses bras et la couvre de baisers, la petite s’empresse de préciser :

- Mon orgueil va bien maman. C’est vraiment ma fesse qui a mal.
- Ah, c’est juste ta fesse! Bon et bien, hop sur la glace!

La coquine cesse alors de pleurer et retourne sur la glace en moins de deux.

Quand l’orgueil est intact, c’est toujours plus facile de s’en remettre.

5 commentaires:

Une femme libre a dit…

Voilà une mère sensée. De un, la mère profite des visites à l'aréna pour relaxer au lieu de focuser maladivement sur chaque petite action de son enfant comme tant de parents anxieux, de deux, elle prend tranquillement son café et ne va surtout pas le lâcher pour quelques larmes dont il faut tout d'abord examiner la cause. Avec une mère comme ça, on a une enfant équilibrée. Et hop sur la glace! et la mère se remet à son café qui n'avait heureusement pas eu le temps de refroidir.

Madame Une Telle a dit…

Femme libre, à vous lire, je me sens tellement valorisée! Bienvenue chez nous!

°zabel° a dit…

hihihi ! l'art de dédramatiser !!

Je vois bien des fois quand mon plus jeune fils tombe et se fait mal, qu'il me regarde avant de se mettre à pleurer... on dirait que tout dépend de mon attitude... mdr !

:D

Grande Dame a dit…

Voilà une mère qui me ressemble!

N'est-ce pas que la plupart des parents s'énervent avec des riens?

Banlieusardises a dit…

Ici, on a une formule semblable... Quand je me cogne bêtement sur un meuble, je hurle toujours de douleur, ce qui inquiète immanquablement mon doux:
- Où t'es-tu fait mal, mon amour?
- À l'ego, juste à l'ego...

Fanny est une petite acrobate, et elle aussi, s'accroche souvent l'ego ici et là.